RELIEF

INSCRIPTIONS AU NOM DE PEHERTJER

Égypte > provenance inconnue

Nouvel Empire

[VOIR CHRONOLOGIE]

H. 31,8 CM ; L. 25 CM; P. 3,1 CM

Calcaire polychrome

Co. 945

Commentaire

Etat de conservation

L’œuvre est en bon état de conservation. La pierre présente cependant des zones de pulvérulence et est parsemée de quelques éclats. Des cassures sont observables au niveau de la tranche gauche, du dessous ainsi qu’au revers. On observe également la présence de lichens, notamment à droite et vers le bas ainsi que sur certains signes. Des traces de plâtre et de mortier, utilisé par le passé pour combler certains trous, subsistent encore.

Description

Il s’agit d’un bloc de calcaire polychrome présentant deux colonnes de texte hiéroglyphique. Le bloc a été arraché à une paroi, avec peu d’égard pour la préservation du décor puisque les hiéroglyphes en partie supérieure et inférieure sont incomplets. On constate une reprise sur chaque tranche, ainsi qu’un aplanissement du revers. Des restes de la polychromie d’origine sont visibles, notamment un aplat ocre sur l’arrière-plan et des pigments plus foncés dans le creux des hiéroglyphes. L’ancien numéro d’inventaire DRE 108 est marqué au graphite au revers du bloc.

 

Les hiéroglyphes sont ici gravés en creux par rapport au fond. Chaque colonne est délimitée par un double trait. On peut souligner la régularité de ces filets de séparation, comme de la largeur des colonnes. Le module des signes, plutôt grand, est tout aussi régulier d’un signe à l’autre. Les hiéroglyphes sont exécutés avec un grand soin, en particulier en ce qui concerne la représentation des détails et les jeux sur la différence de profondeur de la gravure, afin de conférer un certain volume aux signes. Le texte se lit de droite à gauche et, manifestement, la première colonne située à droite est aussi la première colonne du texte originel. En effet, aucune trace de hiéroglyphe ne subsiste dans la partie demeurée libre. Le texte pourrait même n’avoir couru que sur ces deux colonnes, puisque si les éclats et cassures peuvent certes masquer certains signes à gauche, l’espace laissé libre est suffisamment important pour permettre d’affirmer que le texte ne continuait pas sur cette partie.

 

Les formules inscrites consistent en des vœux de bonne santé et de longue et heureuse vie en faveur d’un dénommé Pehertjer. Le caractère incomplet de l’inscription empêche malheureusement de connaître l’identité exacte de la personne ainsi désignée. Ces formules font partie des vœux usuels à l’intention d’un particulier. La mention d’une vieillesse heureuse est un thème récurrent dans les proscynèmes égyptiens. Le souhait de rencontrer la mort le plus tard possible se retrouve sur bon nombre de monuments de particuliers, notamment dans les sépultures. Les sarcophages et les autobiographies, mais aussi les contes ou encore les recueils de maximes regorgent de souhaits similaires ou d’histoires de vieillards ayant atteint l’âge considéré comme parfait, ou peut-être même maximal, de 110 ans. Ces vœux sont particulièrement courants durant toute l’époque classique.

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