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Applique de mobilier

Néréide

Égypte > provenance inconnue

IVe siècle ap. J.-C.

H. 3,1 cm ; L. 9,6 cm ; P. max. 0,9 cm

Os, tibia de bœuf, face postérieure

Co. 2206

Commentaire

Etat de conservation

Seule la partie centrale de la pièce semble conservée, associée à un long segment du bord inférieur. Aussi le visage et les pieds de la Néréide ont disparu. Ce fragment, à la matière osseuse jaune très clair, présente des fentes longitudinales. L’une barre, par exemple, la poitrine de la créature marine. Les creux, qui cernent le relief, emprisonnent encore des sédiments.

Description

À demi-couchée et orientée vers la gauche, cette Néréide, dont ne subsistent que le buste et le ventre, appartient à un modèle iconographique particulièrement apprécié à la fin de l’Antiquité, sur les placages en os de petit mobilier. Nue, s’appuyant peut-être sur les enroulements de la queue d’un monstre marin, la créature féminine affiche une pose lascive. Son voile, soulevé par le vent, est coincé par son bras gauche. Son buste incliné signale un léger redressement du corps. Près de quinze reliefs du musée Rodin reprennent ce schéma iconographique, témoignant de la popularité de ce thème et la circulation de modèles préétablis.

 

Notre exemplaire partage avec les placages Co. 2075 et Co. 2110 certaines caractéristiques formelles, que l’on retrouve aussi sur l’applique 13319 du musée gréco-romain d’Alexandrie (BONACASA-CARRA 2012, p. 42, fig. 15 p. 47), ou le relief 18747 du musée Benaki (MARANGOU 1976, n° 165 p. 116, pl. 49a). Le corps de la jeune femme offre, sur ces pièces, un canon très étiré, sans doute pour s’adapter au mieux au format allongé de l’os. Le buste étroit surmonte un ventre enflé, sur lequel le nombril est indiqué par un petit coup de burin. La finesse de la taille mérite d’être relevée. Le jeu sur les proportions du corps féminin n’altère en rien le naturel de l’attitude et le respect général de l’anatomie. Le souci du modelé des chairs et la volonté de créer l’illusion d’un certain volume, en dépit d’un relief plutôt plat, placent cette pièce à la suite des spécimens du musée Rodin précédemment cités. La plasticité apparaît toutefois moins accentuée et certains détails, comme la poitrine, attestent une relative schématisation. Aussi, à partir de cette analyse stylistique, peut-on proposer une production de notre pièce au cours du IVe siècle.

 

Marquage

20 marqué au crayon rouge au dos de la pièce, en partie inférieure.

 

Comparaisons

-Alexandrie, musée gréco-romain, 13319.

-Athènes, musée Benaki, 18747.

-Paris, musée Rodin, Co. 2075, Co. 2110.

Historique

Acquis par A. Rodin entre 1893 et 1917. Donation A. Rodin à l’État français en 1916.

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