Matière et technique

Bouchon de vase canope en terre cuite. Il a été façonné au tour, sous forme d’une coupe, comme l’indiquent les cercles concentriques visibles à l’intérieur et à l’extérieur de l’objet. Le visage a ensuite été retravaillé à l’ébauchoir dans l’épaisseur de l’argile encore fraîche, par suppression de matière. La technique de fabrication est à comparer avec celle mise en œuvre pour le bouchon de canope Co. 952, façonné à la main.

 

Des fentes de cuisson importantes se sont développées, visibles au revers du bouchon (cf. photo). Le clivage de la calotte sur le dessus de la tête serait vraisemblablement la conséquence d’une fente de cuisson.

 

Sur l’épaisseur de la tranche, un arrondi, creusé au tour, forme une gorge permettant l’emboîtement du bouchon sur un vase. Si certains manques des bords de cette gorge correspondent à des cassures, d’autres semblent correspondre à des reprises à l’outil (cf. photo).

 

Les sourcils, le contour des yeux (traits de khôl) et les iris sont peints en noir. La couche picturale est appliquée directement sur la terre cuite.

 

Analyses :

Aucune.

Etat de conservation

Un fragment conséquent de la partie supérieure de la tête est clivé. Semblable à une calotte, il a été recollé lors de la restauration de 2013, mais le plan de cassure comporte de nombreux manques. Une lacune importante dans le matériau marque le côté gauche de la tête. L’extrémité du nez, une partie de la joue gauche et les lèvres sont érodées. Les bords de la gorge permettant l’emboîtement du bouchon sur un vase présentent plusieurs cassures. Toute la surface de l’objet est griffée et piquetée. L’épaisse peinture noire des traits du visage est bien conservée.

Restauration

Interventions antérieures :

Le fragment clivé sur le dessus de la tête avait été collé à l’aide d’un enduit à base de carbonate de calcium. Un large joint sommaire, de 2 à 3 cm de large, réalisé avec le même enduit, avait été appliqué tout autour du périmètre de la calotte pour masquer le plan de collage. L’ensemble, calotte, joint et arrière de la tête, avait été retouché avec une couche aqueuse. La calotte s’était de nouveau décollée.

A gauche, un manque important avait été comblé avec le même enduit.

 

Dépoussiérage et nettoyage effectués en 2013 (rapport de Sophie JOIGNEAU et Marie LOUIS, décembre 2013).

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