Épingle à cheveux à tête en forme de calotte renversée

Provenance inconnue

Seconde moitié du IIe siècle-milieu du Ve siècle

H. 9,6 cm ; L. tête 4,8 cm ; Ep. corps 1,5 cm

Os long

Co. 5660

Commentaire

Etat de conservation

L’os révèle une teinte grisâtre. Des traces infimes de sédiments subsistent. Quelques taches brunes parsèment le corps et la tête de l’épingle. L’extrémité distale semble épointée. Une fente transversale court dans l’extrémité supérieure de la tête.

Description

Terminée par une tête en forme de demi-sphère, l’épingle offre un corps fortement renflé au premier tiers de sa hauteur. Cet épaississement de la tige est davantage souligné que sur l’épingle Co. 5658. Le corps se prolonge en une pointe longue, dont l’extrémité pourrait avoir été retaillée. Bien qu’elle appartienne à la même famille que l’exemplaire Co. 5658, la tête au sommet aplati montre un volume moins allongé et plus globulaire. Légèrement arrondie à la base, elle se raccorde à un corps au col très étroit. On rapprochera notre exemplaire d’un spécimen découvert à Augst (DESCHLER-ERB 1998, p. 164, n° 3069 p. 259, pl. 34 p. 286) et d’épingles conservées au musée Carnavalet, bien que leur tête soit plus droite, et non légèrement incurvée vers le sommet, comme sur notre pièce (DUREUIL 1995, p. 44-45).

 

Pourvues de façon systématique d’une tête en cône renversé, ces épingles constituent une même catégorie, à l’intérieur de laquelle se déclinent de nombreux types. Ceux-ci se définissent à partir de la forme de la tête, qui peut être complètement aplatie, allongée, voire même cylindrique. Sans véritable analogie en métal cuivreux, cette production semble ne pas avoir été diffusée hors des provinces occidentales de l’Empire romain. Bien documentée en France, en Angleterre, en Suisse, en Autriche et en Italie, ou encore sur les sites du limes rhénan, elle semble peu répandue au-delà de la région occidentale du Danube (SCHENK 2008 p. 27). De rares exemplaires à tête large ont été exhumés sur les sites d’Abou Mina et d’Alexandrie.

 

L’ensemble des datations fournies par les sites sur lesquels cette typologie d’épingles a été mise en évidence, nous oriente vers une industrie tardive. Si elle est attestée une fois pour le Ier siècle à Xanten, cette famille d’épingles a été retrouvée dans des contextes s’échelonnant entre la fin du IIe et le IVe siècle, à Augst et à Lausanne. Les fouilles du Collège de France à Paris la placent au IVe siècle. Elle est encore présente dans un contexte du milieu du Ve siècle, sur le Palatin, à Rome (ST CLAIR 2003, p. 89-90, fig. 28 p. 145, pl. 33 p. 181).

 

Comparaisons :

-Augst, inv. 1974.946.

-Paris, musée Rodin, Co. 5658.

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